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Une
nouvelle Loi sur les sociétés par actions
au Québec : des changements importants en droit
corporatif québécois sont à prévoir
Le 7 octobre
dernier, monsieur Raymond Bachand, ministre des
Finances du Québec, a déposé le projet de loi no
63, qui remplacera l’actuelle Loi sur les
compagnies lors de son entrée en vigueur. En
effet, la Loi sur les compagnies (LCQ),
qui n’a pas connu de mise à jour significative
depuis 1981, deviendra la Loi sur les
sociétés par actions du Québec (ci-après
appelée LSAQ).
Le projet de loi
63 a finalement été sanctionné le 4 décembre
dernier et l’entrée en vigueur, attendue à
l’automne 2010, se fera par décret du
gouvernement.
Historique des
étapes franchies à ce jour :
Présenté le 7
octobre 2009
Principe adopté
le 5 novembre 2009
Adopté le 1er
décembre 2009
Sanctionné le 4
décembre 2009
Ce projet de loi
émane d’une vaste opération de consultation,
entamée en décembre 2007, auprès de différents
groupes intéressés, dont des cabinets d’avocats,
diverses associations juridiques, des
professeurs universitaires, des ordres
professionnels, etc.
Certaines
organisations comme le Barreau du Québec
et la Fédération des chambres de commerce du
Québec ont par ailleurs déploré le peu de
temps mis à leur disposition pour étudier le
projet de loi, rassembler les commentaires de
leurs membres et, finalement, faire part de
leurs positions ou suggestions.
Le ministre
mentionne que l’adoption de ce projet de loi
vise notamment à permettre à la province de
Québec de rattraper le retard qu’elle a pris par
rapport aux autres provinces canadiennes
relativement à l’encadrement de ses entreprises
au point de vue législatif. Monsieur Bachand
ajoute même que l’objectif est de faire du
Québec un chef de file en matière d’encadrement
législatif des entreprises.
Modernisation et
nouvelles technologies
La LSAQ comprend
notamment la modernisation des formalités
rattachées aux transactions administratives. En
effet, le projet de loi propose notamment une
nouvelle plate-forme électronique. Par contre,
la date exacte de la mise en opération de cette
plate-forme électronique n’est pas connue à ce
jour.
D’autre part, le
cadre législatif visé par la nouvelle loi entend
inclure l’utilisation de nouvelles technologies
au cœur même de la vie corporative des
entreprises. Par exemple, la nouvelle loi
autorisera le vote et la participation à
distance aux assemblées d’administrateurs et aux
assemblées d’actionnaires.
Allègement du
fardeau administratif
La LSAQ vise
également un allégement du fardeau administratif
des entreprises du Québec et cela se
matérialisera à travers des formalités
administratives plus souples et simplifiées. De
plus, le mécanisme de la convention unanime
d’actionnaires a été clarifié ce qui bénéficiera
aux petites et moyennes entreprises (PME),
principales utilisatrices de ce type de
convention.
Protection des
actionnaires
Actuellement, au
Québec, un actionnaire doit s’en remettre aux
pouvoirs généraux de surveillance de la Cour
supérieure du Québec afin de faire valoir ses
droits. Ce manque d’encadrement législatif n’a
d’ailleurs pas manqué de soulever des
controverses au fil de la jurisprudence rendue.
Une des
principales innovations comprises dans la
nouvelle loi concerne la protection des
actionnaires minoritaires. Effectivement,
ceux-ci pourront bénéficier de nouveaux recours
en cas d’abus ou de manque d’équité. Par
exemple, la LSAQ introduira un recours similaire
au recours en oppression de l’article 241 de la
loi fédérale (LCSA), permettant aux détenteurs
de valeurs mobilières, aux administrateurs et
aux dirigeants de poursuivre la société dans
laquelle ils détiennent un intérêt pour
redresser la situation. Par exemple, les
actionnaires minoritaires, régis par la LSAQ
lors de sa mise en vigueur, se trouvant en
désaccord avec un changement substantiel apporté
à la structure de la société, ou encore à ses
activités, pourront exiger le rachat de leurs
actions.
Les lois
corporatives provinciales canadiennes de même
que la loi fédérale (LCSA) ne prévoient pas de
recours semblable pour les actionnaires
minoritaires d’une société, pour les détenteurs
de titres et les autres créanciers. Le Québec
fait donc figure de proue en la matière.
Mesures
transitoires
Plusieurs se
demandent ce qui adviendra des compagnies déjà
formées et régies par la Partie 1 ou la Partie
1A de l’actuelle Loi sur les compagnies
(LCQ). En fait, la nouvelle loi prévoit que
toutes les compagnies constituées, continuées ou
issues d’une fusion en vertu de la Partie 1A de
la Loi sur les compagnies (LCQ), soit la
majorité des compagnies provinciales existantes
faisant affaires au Québec, deviendront des
«sociétés par actions» régies par la nouvelle
LSAQ, et cela dès l’entrée en vigueur de
celle-ci.
Les compagnies
régies par la Partie 1 bénéficieront d’un délai
de cinq (5) ans pour transmettre au Registraire
des entreprises des statuts de continuation
conformes aux dispositions de la LSAQ. Il est
d’ailleurs intéressant de mentionner que l’on
estime le nombre de compagnies régies par la
Partie 1 à environ 3000. Les compagnies qui
n’auront pas agi à la fin de ce délai se verront
dissoutes.
Conclusion
Tel que
mentionné précédemment, la Loi sur les
sociétés par actions du Québec n’est pas
encore en vigueur, mais le sera
vraisemblablement d’ici la fin de l’année 2010.
D’ici là,
l’équipe du CRAC se fera un plaisir de vous
tenir informés des nouveaux développements et,
également, de vous accompagner efficacement au
fil de la transition annoncée!
À consulter sur
le sujet :
Projet de loi no 63
LOI SUR LES SOCIÉTÉS PAR ACTIONS
Chronique de Paul Martel (Décembre 2009)
Communiqué du gouvernement du Québec (Octobre
2009)
▲
Nouveauté au provincial : fusions,
continuations, lettres patentes et révocations
de radiations en traitement accéléré!
Au cours de la
dernière année, nous avons été en mesure de vous
annoncer une amélioration graduelle du délai de
traitement de plusieurs demandes au niveau
provincial. Voici un résumé des services pour
lesquels il est dorénavant possible d’obtenir un
traitement accéléré :
|
Service
privilégié |
Délai en
service prioritaire |
Délai en
service régulier |
Documents obtenus |
|
Incorporation provinciale |
N/A |
12 à 48
heures |
Déclaration initiale estampillée et
certificat par courriel
|
|
Déclarations |
12 à 48
heures
|
4 à 7
jours ouvrables |
Copie
estampillée par courriel en service
prioritaire |
|
Statuts
de modification |
12 à 48
heures
|
4 à 7
jours ouvrables |
Certificat par courriel en service
prioritaire |
|
Fusion |
12 à 48
heures |
4 à 7
jours ouvrables |
Certificat par courriel en service
prioritaire |
|
Continuation |
12 à 48
heures |
4 à 7
jours ouvrables |
Certificat par courriel en service
prioritaire |
|
Lettres
patentes |
12 à 48
heures |
4 à 7
jours ouvrables |
Certification par courriel en service
prioritaire |
|
Révocation de radiation / Avis de
dissolution |
12 à 48
heures |
4 à 7
jours ouvrables |
Certification par courriel en service
prioritaire |
Ces délais
privilégiés font une réelle différence dans le
traitement de vos documents, puisque sans
l’intervention du CRAC, certains documents
nécessitent jusqu’à 18 semaines avant d’être
traités par le Registraire des entreprises du
Québec.
Pour plus d’informations, contactez M. Pierre
Bilodeau au (514) 861-2799 poste 343, sans frais
au 1-800-361-5744 ou à
pbilodeau@crac.com
▲
Mise
à jour sur l’incorporation des pharmaciens
Le règlement sur les pharmaciens
a été modifié en novembre 2009. Il s’agit d’un
assouplissement des règles concernant la
dénomination sociale d'une société par actions
de pharmaciens (voir en rouge ci-dessous).
Règlement sur
l'exercice de la pharmacie en société,
c. P-10, r. 11.01
4.
Un
pharmacien est autorisé à exercer sa profession
au sein d'une société par actions dans la mesure
où, en tout temps, les conditions suivantes sont
respectées:
[…]
2. Le
nom de la société n'est pas constitué d'un
numéro matricule et comporte uniquement le nom
d'un ou de plusieurs pharmaciens actionnaires
précédé du mot « pharmacie »
ou suivi du mot «
pharmacien (s) » ou « pharmacienne (s) ».
À noter que le
règlement initial exigeait que la dénomination
sociale comporte le mot « pharmacie » et
le mot « pharmacien (s) » ou « pharmacienne
(s) ».
Les
dénominations sont ainsi moins redondantes et
respectent également le Règlement sur la tenue
des pharmacies.
Vous seriez intéressé à en connaître plus sur
l’incorporation des professionnels?
Inscrivez-vous à une formation d’une durée d’une
heure! Pour en savoir plus, contactez Me Annie
Fredette par courriel à
afredette@crac.com
ou
514- 861-2799, poste 355.
Nous vous invitons
également à
consulter un tableau récapitulatif sur notre
site web dans la section Informations utiles.
▲
Les
employées du CRAC agrandissent leurs familles
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La
petite Victoria Julie, qui vient tout
juste d’avoir 1 an, est née le 29 avril
2009. Son arrivée a fait la joie de ses
parents. Sa maman, Joanna Jacobson est
directrice des enquêtes corporatives, du
Bank Act ainsi que des recherches et
enregistrements chez CRAC. |
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Puis, Rosanna
D’Aloé, parajuriste et chef d’équipe aux
services corporatifs, nous a tous pris
par surprise en nous annonçant que sa
famille allait accueillir un 3e
enfant. Son fils Davide est né
16 août 2009. |
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Enfin, juste à temps pour bien débuter
la nouvelle année, Zackary s’est pointé
le bout du nez le 3 janvier 2010. C’est
le 2e enfant de Marie-Michèle
José, parajuriste aux enquêtes
corporatives.
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Venez nous rencontrer à Québec
Nous serons
exposants au Château Frontenac, à Québec, dans
le cadre de la 20e conférence
annuelle de « The Institute of Law Clerks of
Ontario » (ILCO) qui se tiendra du 26 au 29 mai
2010.
Nous espérons
vous y rencontrer. C’est un rendez-vous!
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